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Mémorial S

AB | C | D | EF | GHIJKlMNOPQRSTU | VWYZ

21 mars 1950 – Au cours d’un exercice de ralliement en vol de deux Seafire III de l’escadrille 54.S, l’appareil du chef de patrouille, le PM pilote Fernand, Lucien GUYOT (s/n RX213 – 54.S-2), est percuté par celui piloté par l’EV1 André, Marie, Gabriel SAGON (s/n PX918 – 54.S-6). Les deux avions s’écrasent près d’Hyères, celui de l’EV Sagon au lieu-dit La Moutonne, celui du PM Guyot qui a tenté un atterrissage forcé, au quartier de la Gare. Les deux pilotes sont tués sur le coup.

20 septembre 1968 – Pendant le salon de l’aéronautique de Farnborough, en Angleterre, un Atlantic (n° 43) est présenté en vol. Au cours d’un passage à basse altitude, turbine gauche stoppée, hélice en drapeau, l’appareil s’engage dans un virage à gauche, décroche et s’écrase sur un bâtiment. Les cinq membres de l’équipage, le Mt électronicien de bord Raoul, Joseph, Louis BÉQUIER, l’OE1 pilote Gilles, Marcel, Dosité DURAND, le SM1 mécanicien de bord André, Charles GOASGUEN, l’EV2 navigateur Christian, Paul, Charles LEMAIRE et le CC pilote Jean-Yves, Pierre, Marie SAINT M’LEUX du SC Aéro, et commandant d’aéronef, sont tués sur le coup. Tous, à par le commandant d’aéronef, appartenaient à la flottille 22F.

28 novembre 1958 – En tentant de rejoindre le terrain de Télergma au retour d’une mission de reconnaissance armée, deux F4U-7 Corsair de la flottille 15.F, pris sous la couche nuageuse, essaient de franchir le djebel Mesbaouda en pénétrant dans les nuages. Mais ils n’ont pas pris assez d’altitude et percutent le relief montagneux près de Z’Mala, à 12 km au NE de Corneille, près de Batna. Les deux pilotes, l’EV1 de réserve Pierre, Eugène, Joseph PATRIS (F4U-7 BuAer 133723 – 15.F-9) et le SM2 Guy, Ferdinand SAINT VANNE (F4U-7 BuAer 133682 – 15.F-5), sont tués sur le coup. Leurs corps, récupérés plus tard par des troupes au sol, seront ramenés à Télergma.

13 octobre 1924 – Le Mot infirmier élève pilote Georges SAINVÉ, de l’école de pilotage du CAM de Berre, est mortellement blessé dans la chute dans l’étang de l’hydravion FBA 17HE2 (n° 11 – E31), aux commandes duquel il effectuait son premier vol en solo.

Cf. BARTHÉLEMY de SAIZIEU

11 mars 1964 – Au cours d’un vol d’entraînement à la navigation de nuit, un Alizé (n° 29) de la flottille 6F, percute une colline au lieu-dit Les Couffines, dans la commune de Collias (Gard). Ses trois hommes d’équipage, l’Asp de réserve navigateur Bertrand, Marie PILLIARD l’ EV1 pilote François, Marie, Henri RENVOISÉ et le Mt radio de bord Jacques, Hippolyte, François SALAÜN, sont tués sur le coup.

24 juin 1936 – Un CAMS 37E et un CAMS 37A de la section d’entraînement de Cherbourg effectuent un vol d’entraînement en formation serrée. Au cours d’un virage, les deux appareils entrent en collision et s’abattent au hameau Brécourt, dans la commune de Hainneville (Manche), tuant leurs cinq occupants. Sur le CAMS 37E (n° 11 – CB.24) : EV1 de réserve pilote Maurice GOALARD, chef de le Section d’entraînement, SM mécanicien volant Auguste, Louis, Albert LEPELLEY et Mot arrimeur Jean, Louis, Paul, Marie SALAÜN. Sur le CAMS 37A (n° 107 – CB 30) : QM arrimeur pilote Roger, Bernard MAIRE qui effectuait une période de réserve et QM mécanicien volant Guy, Jean, Charles MASSIEU.

9 juin 1917 – Un hydravion Donnet-Denhaut 150ch (n° 461) du CAM de Brest-Camaret, est victime d’une panne de moteur alors qu’il vient de décoller et survole la terre. L’appareil se cabre puis bascule sur une aile et s’écrase au lieu-dit La Montagne de Keraudren, sur le territoire de la commune de Camaret. Le passager, le QM mécanicien pilote Jean-Louis SALAÜN, est tué sur le coup. Le pilote, le Lt d’intendance Alcide Léonide HELLUIN, détaché de l’Aéronautique militaire, grièvement blessé, décède à bord du torpilleur n° 282 qui le conduisait à l’hôpital maritime de Brest.

4 mai 1918 – Au cours d’un combat aérien devant Nieuport, deux hydravions Hanriot HD 2 du CAM de Dunkerque sont abattus par des appareils ennemis. Le pilote du premier (codé D.35), le Mt timonier Yves, Jacques LE CREURER, grièvement blessé, est transporté à l’hôpital militaire allemand d’Ostende (Belgique) où il décède quelques heures plus tard. Le second (n° 226 – D.30) disparaît en mer avec son pilote, le Mt de manœuvre Jean-Pierre SALAÜN.

27 mai 1982 – Catapulté du porte-avions Foch au large d’Ajaccio pour un vol d’assaut à la mer à quatre avions à très basse altitude, un Super-Etendard (n° 56) de la flottille 17F, percute la mer et disparaît, entraînant avec lui son pilote, le LV Armel, Simon, Albert SALDÈS. Le temps était brumeux, rendant l’horizon imperceptible.

10 mai 1935 – Alors qu’il s’apprête à amerrir en rade de Cherbourg, un Latécoère 290 (n° 12 – 1T1.3) de l’escadrille 1T1, victime d’une perte de vitesse, s’abat sur un quai de l’arsenal. Trois des quatre membres de l’équipage, les QM2 arrimeurs pilotes Raymond, Georges DUCHESNE et Armand, Rémy LEROY, et l’EV1 pilote Charles, Marie, Louis, Eugène SALET, chef de bord, sont tués sur le coup. Un quatrième est sérieusement blessé.

Cf. GUYOT d’ASNIÈRES de SALINS

23 décembre 1916 – Le QM mécanicien Alfred, Louis SALMON du CAM de Bizerte, détaché comme élève pilote à l’école de pilotage de l’Aéronautique militaire de Pau (Basses-Pyrénées), est mortellement blessé dans la chute de son appareil dans la commune de Lescar.

8 novembre 1917 – Le SM timonier pilote Louis, René, Marie LE GALL et le QM mécanicien observateur Ange, Jean-Marie SALMON, du CAM de Bône, sont tués dans la chute en mer de leur hydravion Donnet-Denhaut 150ch (n° 518 – Q.1). Seul le corps du SM Le Gall sera retrouvé immédiatement. Celui du QM Salmon sera rendu par la mer le 23 décembre suivant sur une plage près de La Calle (Algérie).

4 octobre 1933 – Au cours d’un entraînement aux amerrissages par nuit lunaire sur l’étang de Berre, un Latécoère 290 (n° 6 – 4T1.6) de l’escadrille 4T1 capote. Le fuselage n’est qu’à partie immergé mais, quand les secours arrivent, il est trop tard pour les trois membres de l’équipage qui, prisonniers de l’appareil retourné, ont péri noyés. Ces trois hommes étaient le QM mitrailleur bombardier Joseph, Marie LE ROUSIC, le SM mécanicien pilote Charles, Alexandre SAMAT et le SM arrimeur pilote Pierre, Corentin SINOU.

11 mai 1940 – Ce jour-là, trois Potez 631 de l’escadrille AC2 avaient décollé de Calais-Marck pour une mission de protection de trafic maritime en mer du Nord. Au cours du vol, ils sont pris à partie par une formation supérieure en nombre de Messerschmitt Bf.110 de la Luftwaffe. Au cours du combat, qui s’en suit, deux chasseurs français sont abattus. L’un des équipages, bien que blessé, parvient à sauter en parachute, mais le second n’a pas cette chance et, prisonnier de son appareil, s’écrase sur une maison près de la gare de Flessingue (Pays-Bas). Les deux hommes, le QM mitrailleur bombardier Eugène, Louis LEMARESQUIER et le Mt pilote Pierre, Georges SAMERY, sont tués dans la chute de leur avion.

19 novembre 1948 – Alors qu’il vient de décoller du lac d’Hourtin, un Latécoère 298 de l’escadrille 53.S (n° 74 – 53.S-4), est victime d’un blocage de la commande de profondeur. Le pilote ne peut rien faire, l’appareil pique à 45°, percute un banc de sable qui lui arrache moteur, hélice et flotteurs, puis capote dans l’eau proche. Deux des occupants, les PM pilotes Hervé, Marie KERHOAS et Roger SAOUZANET, prisonniers de l’habitacle, périssent noyés dans un mètre d’eau. Le radio volant, qui était au poste arrière, parvient à se dégager indemne.

27 septembre 1947 – Après avoir décollé du porte-avions Arromanches qui croise au large de Sfax, la flottille 3.F se regroupe pour un défilé aérien au-dessus du bâtiment. Un SBD-5 Dauntless (BuAer 54578 – 3.F-9) rallie la formation mais, au cours de l’approche, le pilote serre trop son virage tout en réduisant les gaz. L’appareil passe alors sur le dos puis, presque à la verticale, il s’écrase en mer. Ses deux occupants, le SM2 radio volant Serge, Joseph BOULLIER et l’EV1 pilote Pierre, Jean, Clément SAPIN, disparaissent avec lui.

27 juillet 1944 – Quelques semaines avant de rentrer au Maroc, un Convair PBY-5 Catalina (BuAer 46561 – 8F.2) de la flottille 8FE décolle de la base de Norfolk (Virginie) aux Etats-Unis pour un vol d’entraînement au large. Plus rien n’est ensuite connu de l’appareil ni de ses occupants. Les recherches lancées à l’aide d’avions, hydravions et dirigeables, ne donnent aucun résultat et tout espoir de retrouver des survivants est abandonné. L’équipage était constitué du SM2 pilote Louis, Maxime, Mario CHAUVET (qui servait sous le nom de guerre de Robert, Claude LOUP), du Mt radio volant Paul, Joseph, Armand FIÉ, du QM radio volant Paul DUVAL, de l’OE2 pilote Robert, Kléber GALIÈGUE, chef de bord, de l’Asp de réserve observateur Isadel GELLER, du Mt mécanicien volant Louis, Désiré LEFÈVRE, du QM1 mitrailleur bombardier Adrien, Marie LE GONNIDEC, du Mt mitrailleur bombardier Auguste, Désiré LEMEUR et du QM2 mécanicien volant Pierre, Paul SARRAMIAC.

2 novembre 1954 – Amerrissant sur le lac de Bizerte à l’issue d’un vol d’entraînement, un SNCAN 1402 Noroît de l’escadrille 53.S (n° 8 – 53.S-4) est victime d’un phénomène vibratoire entraînant la perte ou le blocage d’un aileron. Malgré les efforts des pilotes, l’appareil s’incline à gauche, touche l’eau de l’aile et percute la surface du lac. Sept des huit occupants trouvent la mort dans cet accident. L’équipage était composé de l’OE3 pilote Bernard, Fernand, Arthur, Auguste DORION, du SM2 radio volant Emile L’AOT, du PM mécanicien volant Joseph, Albert LE BERRE, du SM2 mécanicien volant Pierre, Charles, Auguste LEBARBENCHON, du Mt radio volant Henri, Raymond, Pol MÉNAGER, du SM2 pilote Robert, Florentin, Louis MIGNOT et de l’EV1 pilote Guy, François, Léon SAUVAGE, commandant d’aéronef, tous tués et du Mt pilote Chosserie qui a survécu par miracle. A la suite de cet accident, l’EMGM prend la décision de retirer le Noroît du service.

20 juin 1918 – Un hydravion Donnet-Denhaut 200ch (n° 1136) du CAM de Marsala (Italie) est contraint à un amerrissage au cours d’une reconnaissance menée dans le canal de Sicile, au large du cap Bon. Les premières recherches aériennes permettent de repérer l’appareil flottant normalement mais lorsque les bâtiments arrivent sur les lieux, ils ne trouvent plus rien. L’équipage, composé du QM mécanicien observateur Gaston, Emile RICHE et du QM fourrier pilote Paul, André, Marie SAVARY, est porté disparu, présumé mort en mer.

13 juillet 1965 – Un Breguet Alizé (n° 39) de la flottille 9F s’abat en mer devant le lieu-dit Le Ceinturon à Hyères, tuant ses trois occupants, le Mt pilote Alain, Pierre BOURDIER, le Mot1 armurier d’aéronautique Joël, Gustave, Etienne, Paul, Kléber COUSSEAU et le PM navigateur Edouard, René SCHELLENBERGER.

11 novembre 1964 – A l’issue d’un vol d’entraînement à la navigation à longue distance, un Lockheed P2V-6 Neptune (BuAer 134663) de la flottille 21F, provenant de Bou-Sfer (Algérie) se pose de nuit sur l’aérodrome de Néa Alicarnasso, dans l’île d’Héraklion en Grèce. Après avoir plusieurs fois rebondi au toucher des roues, le pilote remet les gaz pour refaire un tour de piste mais un incendie se déclare alors au moteur gauche. Ne pouvant pas reprendre de l’altitude, l’appareil touche le sol de l’aile gauche qui est arrachée, puis se disloque et prend feu. Neuf des treize membres de l’équipage, le PM électronicien de bord Lucien, Georges BROCARD, le Mt mécanicien de bord Daniel, Emile, Marcel DIDIER, l’EV2 de réserve, navigateur et coordonnateur tactique Régis, Charles, Henri FOILLARD, le SM1 mécanicien de bord Claude, Lucien FRANÇOIS, le Mt mécanicien de bord Hervé HENRY, le SM2 radio volant Joseph JÉGOU, le Mt pilote Jean, Lucien, Corentin, Gabriel LE BRIS, l’OE3 pilote Henri, Gustave, Georges SCHIMPF commandant d’aéronef et le Mt radio de bord Denis, Jean, Marie UGUEN, périssent dans l’accident. Les quatre autres, bien que gravement atteints, survivront à leurs blessures.

5 février 1952 – Une patrouille de cinq F6F-5 Hellcat de la flottille 12.F a décollé d’Hyères pour un exercice de tir de roquettes au-dessus du Cannet-des-Maures. La formation est emmenée par le LV Jean, Daniel, François SCHLOESING, commandant la flottille. Arrivé sur l’objectif, l’appareil du chef de patrouille (BuAer 72094 – 12.F-1) entame son piqué puis redresse et pique à nouveau, cette fois-ci jusqu’au sol où il s’écrase au lieu-dit Le Domaine du Roux, dans la commune du Cannet des Maures (Var), tuant son pilote sur le coup.

13 juin 1941 – Un Martin 167-A3 (n° 136 – 5BR.1) de l’escadrille 5BR effectue une mission de reconnaissance photographique sur le port de Freetown (Sierra Leone, alors colonie britannique). Touché par la DCA, l’appareil est contraint à un amerrissage forcé. Le pilote et l’observateur placés à l’avant du fuselage parviennent à évacuer l’épave avant qu’elle ne coule, mais le PM radio volant Julien, Albert, Henri LEMOINE et le Mt mécanicien volant Edmond, François SCHREYECK, ne peuvent se dégager et disparaissent avec leur appareil.

27 septembre 1946 – Au cours d’un passage à basse altitude sur la rade des Vignettes à Toulon, un Martin 167-A3 (n° 213) de l’escadrille 10S touche la surface de l’eau d’une aile et, déséquilibré, s’écrase quelques centaines de mètres plus loin. Les trois hommes composant l’équipage : le LV Bernard NICOLLE, pilote et chef de bord, le Mt mécanicien volant Georges, Alfred SCHUFT et le Mt radio volant Raymond SCOUR, disparaissent, prisonniers de leur appareil. Leurs corps seront remontés de l’épave quelques jours plus tard par l’équipe de plongeurs du LV J.Y. Cousteau.

17 juin 1940 – Un Potez 631 (n° 177) de l’escadrille AC2 était parti de la BAN de Querqueville, près de Cherbourg pour une mission de reconnaissance sur Caen, Deauville et Lisieux. En cours de route, il est intercepté par une formation de chasseurs allemands et, après un combat inégal, il est abattu sur le territoire de la commune de Lecaude (Calvados). Ses deux membres d’équipage, l’EV1 pilote André, Louis, Laurent JACOUBET et le SM radio volant Joseph, Mathurin SCOUÉZEC, périssent dans la chute de leur appareil.

27 septembre 1946 – Au cours d’un passage à basse altitude sur la rade des Vignettes à Toulon, un Martin 167-A3 (n° 213) de l’escadrille 10S touche la surface de l’eau d’un aile et, déséquilibré, s’écrase quelques centaines de mètres plus loin. Les trois hommes composant l’équipage : le LV Bernard NICOLLE, pilote et chef de bord, le Mt mécanicien volant Georges, Alfred SCHUFT et le Mt radio volant Raymond SCOUR, disparaissent, prisonniers de leur appareil. Leurs corps seront remontés de l’épave quelques jours plus tard par l’équipe de plongeurs du LV J.Y. Cousteau.

Portrait du SM pilote André, Joseph SÉBIRE

19 juin 1940 – En essayant de rejoindre Berre en provenance d’Hourtin, un Latécoère 298 (n° 93) de l’escadrille T3 disparaît après avoir dépassé Toulouse. Les corps de ses deux occupants, le Mt arrimeur Jules, Jean, Marie LEMOINE et le SM pilote André, Joseph SÉBIRE, ne seront retrouvés dans l’épave de leur appareil que le 21 novembre suivant, au lieu-dit Le Seuilhol, dans la commune de Fougax-et-Barrineuf (Ariège).

21 décembre 1923 – C’est cette nuit là que se produit la plus grave catastrophe de l’aéronautique militaire de notre pays. Le 18 décembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait été remis à la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes à son bord. Il atteint In-Salah dans les délais prévus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pêcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappé par la foudre qui a enflammé ses ballonnets d’hydrogène, le Dixmude et tout son équipage s’abîment en mer à quelques miles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancées par la Marine italienne et par des bâtiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni même de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pêcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de Grenédan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvé ultérieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes :

– 40 membres de l’équipage : Les Mot2 mécaniciens d’aéronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mécanicien d’aéronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mécaniciens d’aéronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mécanicien d’aéronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant André CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mécanicien volant Noël, Marie COROUGE, le QM mécanicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mécanicien d’aéronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mécaniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mécanicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manœuvre pilote de direction René, Félix, Marie HAMON, le Mot2 mécanicien d’aéronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mécanicien volant François, Clément JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mécanicien volant Jean, François, Aimé, Eugène LIZÉE, le QM mécanicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mécanicien volant René, Henri MOMBERT, le QM mécanicien volant Kléber, Eugène, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mécanicien volant Charles, Joseph, René, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et Géraud, François, Marie ROCHER, le Mot mécanicien volant Jean, Eugène, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, Aimé, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mécanicien volant Jean, Léopold VINCENOT.

 

– 10 passagers : le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, Léon, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 Léopold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, Aurélien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON.

23 septembre 1925 – Au cours d’une mission de bombardement de la ville de Chefchaoued, dans le massif du Rif (Maroc), un Farman 60 Goliath (n° 133 – 5B2.5), de l’escadrille 5B2, est porté disparu. Son équipage était composé des : QM arrimeur pilote Maurice, Eugène, Charles, Théodore DUSSOLON, QM radio volant François, Jean-Louis GOARNIGOU, SM pilote Etienne, François, Henri MARCHAU, SM mitrailleur bombardier Clet, Marie RIOU, et Mot mécanicien d’aéronautique Jean-Louis SÉGALEN. Certains corps ne seront retrouvés qu’en 1929.

10 mai 1948 – Au cours d’un vol de liaison entre Cuers et Toussus-le-Noble, alors qu’il survole le Rhône à basse altitude, un SNCAN 1000 (n° 612) du SAMAN heurte le câble d’un bac à La Coucourde (Drôme) et s’abat dans le fleuve. Les corps de ses trois occupants, le SM2 mécanicien volant Henri, Pierre FERLICOT, le Mt pilote Albert, François, Marie RAOULT et le QM2 mécanicien d’aéronautique Fernand, Marcel, Henri SEIGNEUR, seront retrouvés quelques jours plus tard en divers points en aval du fleuve.

13 septembre 1940 – Au retour d’un vol d’entraînement, un Martin 167 (n° 6) de l’escadrille 2AB, s’apprête à atterrir sur le terrain de Sidi Ahmed, près de Bizerte. Dans le dernier virage, l’appareil décroche, s’écrase au sol et prend feu immédiatement. Les trois hommes d’équipage, le QM2 radio volant Adrien CASELLINI, l’EV2 observateur Henri HUET de La TOUR du BREUIL et le LV pilote Serge, Lucien, Emile THIBAUX, périssent dans les flammes.

19 septembre 1943 – Après des semaines d’intense entraînement sur Short Sunderland en Grande Bretagne, les équipages devant constituer la 1ère flottille d’exploration (future 7F), commencent à rejoindre individuellement Dakar-Belair, qui sera leur base opérationnelle. Au large de Port-Etienne (Mauritanie), un Sunderland III (s/n DV986 – 3E.5) signale par radio qu’il a des difficultés pouvant nécessiter un amerrissage d’urgence. Une explosion est ensuite entendue par les bâtiments d’un convoi proche. En dépit des recherches menées par ces navires, rien ne sera retrouvé de l’appareil, ni de son équipage. Les onze hommes disparus étaient le QM1 radio volant Jean, Gaston BLESTEL, le SM mitrailleur bombardier André, Georges, Jean, René BONNET, le Mt pilote Jean, Dominique, Pierre BOUSQUET, le SM1 mécanicien volant Alain, Marie CAROFF, l’EV1 pilote Marcel, Eugène DUPRESSY, chef de bord, le QM mécanicien volant Yves LE COZIC, l’EV1 Jean-Jacques MARTIN, observateur, le QM1 radio volant Jean-Baptiste, René MONS, le Mt pilote Octave, Jean SELOIVE, le Mt mécanicien volant Georges, Maurice STUDER et le QM mitrailleur bombardier Bernard, Ferdinand TAILLANDIER.

30 octobre 1999 – Pendant un exercice interallié au large de la Sicile, un hélicoptère WG.13 Lynx (codé PO-3) du« Marinefliegergeschwader » de Nordholz (Allemagne) et opérant sur la frégate Augsburg, s’abîme en mer. Les deux membres allemands de l’équipage peuvent être secourus, mais le troisième, le LV François, Serge SENÉE, pilote et commandant d’aéronef, détaché en échange dans la Marine fédérale allemande, coule avec l’appareil. Son corps ne pourra être récupéré par des plongeurs que trois semaines plus tard.

28 novembre 1939 – Peu de temps après avoir décollé de l’étang, un CAMS 37E (n° 80) de l’école de pilotage du CEAN d’Hourtin s’abat en vrille dès la côte franchie. A son bord, trois élèves pilotes, le Mot2 mécanicien Henri, Paul, Marie, Augustin GALLAIS, les QM mécaniciens d’aéronautique Robert, Marcel JEAN et Adolphe, Raymond, Pierre MIETTEun moniteur et un moniteur, le SM pilote Alfred, Charles SENENTZ. Seul le corps du QM Miette sera retrouvé, les trois autres occupants sont portés disparus, présumés morts en mer.

28 juillet 1927 – Alors qu’il effectue, à l’école de pilotage terrestre d’Istres les épreuves pour l’obtention de son brevet, l’EV2 de réserve élève pilote Jean, Pierre, Marie SÉRIEYX est mortellement blessé dans la chute en vrille de son Caudron 59 ET (n° 509).

20 avril 1917 – Un Donnet-Denhaut 150ch (n° 46 – H.16) du CAM de Toulon – Saint-Mandrier, est accidenté en rade. Les Mot1 mécaniciens observateurs Joseph, Victor, Augustin SILVY et Marius, Auguste, Joseph VIDAL sont tués sur le coup. Le QM chauffeur pilote Jean, Jacques, François GODEY, décède à l’infirmerie de Saint-Mandrier où il avait été transporté.

11 juin 1924 – L’Asp de réserve observateur Charles, Romain, Emile SIMON est mortellement blessé dans la chute, dans l’étang de Berre, d’un Georges Lévy 300ch (S.6) de l’escadrille BN 301 de Fréjus – Saint-Raphaël. Les deux autres membres de l’équipage sont blessés légèrement.

12 juillet 1976 – Deux hélicoptères SA 316B Alouette III de l’escadrille 27S chargée de la surveillance du centre d’expérimentations nucléaires de Mururoa (Polynésie Française) entrent en collision au cours d’un vol de groupe au-dessus de l’atoll et s’abattent dans le lagon. Les quatre membres d’équipage, le PM électronicien de bord Georges, Raphaël, Roura NOUVEAU et l’EV1 de réserve pilote Daniel, Raymond, André WEYL dans l’appareil n° 1594 et le Mt mécanicien de bord, plongeur Roger, Etienne, Jean CHAIX et le PM pilote Jean-Pierre SIMON de KERGUNIC dans l’appareil n° 1602, trouvent la mort dans l’accident.

16 janvier 1967 – Un Gloster Meteor T.7 (s/n WH228) du CEV, qui effectuait à Istres une prise de terrain sur un réacteur, s’écrase au lieu-dit La Feuillanne dans la commune de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Ses deux occupants, le LV pilote Etienne, Michel SIMON et l’ingénieur militaire de l’Air Jean-Claude, Pierre WERQUIN sont tués sur le coup.

4 décembre 1942 – Sitôt après son décollage, un Martin 167-A3 de l’escadrille 3B (3B.6), probablement victime d’une perte de vitesse, s’écrase en bout de piste sur le terrain d’Inezgane, près d’Agadir. Les quatre hommes composant l’équipage, le SM1 radio volant François, Marie APPRIOU, le SM mécanicien volant Joseph, Honoré Louis FOUÉRÉ, le SM1 pilote Robert, Ernest LEFORESTIER et le LV pilote François, Robert, Pierre SIMON, chef de bord, sont tués sur le coup.

21 décembre 1940 – Au cours d’un vol entre Réam et Cat Laï en Indochine, un hydravion Gourdou-Leseurre 832 (n° 19 – SHM.3) dela Section d’hydravions de la Marine, est victime d’un incendie en vol. Le pilote peut évacuer en parachute mais le second occupant, le QM mécanicien volant Joseph, François SIMON, ne saute pas et est tué sur le coup dans la chute de l’appareil à quatre kilomètres de Mytho (Cochinchine).

18 mai 1986 – Un Atlantic (n° 19), de la flottille 21F, avait décollé de Djibouti pour un vol d’entraînement. Aux alentours de la montagne du Day, le moteur gauche est victime d’une avarie brutale provoquant un virage du même côté. Le relief est trop proche, l’appareil percute les contreforts de la montagne et se désintègre en tuant tous ses occupants. L’accident fait dix-neuf victimes :

Membres de l’équipage : MP électronicien de bord Michel, Raymond, René BLANDIN, PM électronicien de bord André, Alain, Patrick CHAUMONT, SM navigateur Laurent, Michel FAUBET, Mt navigateur Daniel, Victor d’HULSTER, Mt électronicien de bord Eric, Hervé, Victor, Auguste MAUGARS, EV1 de réserve pilote Dominique, Jean MEUNIER, chef de bord, Mt mécanicien de bord Eric, Jean, Louis MONTET, SM électronicien de bord Pierre, Michel PUGI, QM1 mécanicien de bord Patrick, Henri SIMOND. PM mécanicien de bord Jacques, Marie, Franck TASSIN, PM pilote Christian, Louis, Aloïs TOPIN.

Equipe de personnel technique au sol de la 21F : QM1 mécanicien d’aéronautique Didier FORMET, MP électronicien d’aéronautique Michel, Charles, Paul PACATTE et PM électromécanicien d’aéronautique Dominique PY.

Cinq passagers : S/C Umberto CIRASARO de la 13ème DBLE, PM mécanicien d’aéronautique Gilbert, Michel CROUILLES, de l’Unité Marine de DjiboutiEV2 René, François, André FOIN de l’aviso-escorteur Amiral Charner, Maj mécanicien de bord Bernard, Gabriel JOLLARD et MP pilote Jean, Pierre, Clément MAROT de l’escadrille 23S détachés sur le BCR Var.

4 octobre 1933 – Au cours d’un entraînement aux amerrissages par nuit lunaire sur l’étang de Berre, un Latécoère 290 (n° 6 – 4T1.6) de l’escadrille 4T1 capote. Le fuselage n’est qu’à partie immergé mais, quand les secours arrivent, il est trop tard pour les trois membres de l’équipage qui, prisonniers de l’appareil retourné, ont péri noyés. Ces trois hommes étaient le QM mitrailleur bombardier Joseph, Marie LE ROUSIC, le SM mécanicien pilote Charles, Alexandre SAMAT et le SM arrimeur pilote Pierre, Corentin SINOU.

21 juillet 1944 – Un Douglas SBD-5 Dauntless (BuAer 54600) de la flottille 3FB basée à Inezgane près d’Agadir, s’écrase au sol peu de temps après avoir décollé pour un vol d’entraînement. Ses deux hommes d’équipage, le LV pilote Lucien, Auguste MORFOUACE et le SM radio volant Pierre SIONE, sont tués sur le coup.

17 mars 1976 – En mission Polmar dans le chenal du Four, après le naufrage de l’Olympic Bravery, un hélicoptère Sud Aviation 321G Super Frelon (n° 147) de la flottille 32F est victime d’un accident mécanique et s’abat en mer au large de Porspoder (Finistère). Les quatre membres de l’équipage, l’EV2 de réserve pilote Michel, Joseph, Pierre CAZABAN, commandant d’aéronef, le Mt mécanicien de bord Jean, Yvon, Eugène DANIEL, le LV pilote Pierre, Dominique SIRINELLI et le Mt électronicien de bord Denis, Roger, Simon VARIN périssent dans la chute de leur appareil. Seul le corps de l’EV Cazaban sera retrouvé.

4 février 1970 – Quelques minutes après son décollage de la BAN de Lann Bihoué pour participer à un exercice tactique avec l’escadre de l’Atlantique, un P2V-7 Neptune (BuAer 147571) de la flottille 25F se met en virage serré sur la gauche. Malgré semble-t-il, tous les efforts des pilotes pour le redresser, l’appareil s’écrase au sol dans la commune de Ploemeur, près du hameau de Kergantic (Morbihan). Ses douze membres d’équipage, le Mt électronicien de bord Jacques, Clément, Auguste BIGOT, le PM navigateur aérien Michel, René BIOUX, le LV pilote Henri, Robert, Charles DEBRAY, commandant d’aéronef, le PM électronicien de bord Gérard, Gaston, Jean, Marie DONAGHY, le Mt radio de bord Jean, Pierre FRANGE, le Mt mécanicien de bord Jean, Marie, Alain FRISON, le PM pilote Louis, Michel JACQUEMARD, le PM mécanicien de bord Pierre, Joseph, Marie LE GUERROUÉ, les PM électroniciens de bord Achille, François LE RIBLAIR et René, François MILEWSKI, le PM mécanicien de bord Roger PERUCCHIETTI et lEV2 navigateur Yvon, Simon SIVY, sont tous tués sur le coup dans l’accident.

23 janvier 1952 – Alors qu’il participait à un exercice avec l’escadre de la Méditerranée au large du cap Camarat (Var), un SB2C Helldiver de l’escadrille 3.S (BuAer 83558 – 3.S-8) perd brusquement de l’altitude, se met en vrille et percute la mer, presque à plat. Il flotte quelque secondes puis disparaît de la surface. Les recherches entreprises par les bâtiments présents sur zone ne donnent aucun résultat. L’équipage, composé de l’EV1 de réserve pilote Bernard, André GRISEL et du QM2 radio volant Etienne SLIVINSKI est porté disparu, présumé mort en mer.

Portrait du QM timonier pilote Joseph, Marie, Maurice, Robert SON-DUMARAIS

7 décembre 1917 – Un hydravion FBA 150ch du CAM de Perpignan disparaît au cours d’une mission de reconnaissance en mer, au large du cap Leucate (Aude). Les recherches entreprises ne donnent aucun indice et l’équipage, composé du QM timonier pilote Joseph, Marie, Maurice, Robert SON DUMARAIS et du SM mécanicien observateur Frédéric, Camille TACHET, est porté disparu, présumé mort en mer.

8 novembre 1942 – Cette journée restera comme l’un des plus noires de l’histoire de l’Aéronautique navale. Tôt le matin, une importante force navale américaine se présente devant les côtes du Maroc. Son objectif : débarquer des troupes en plusieurs points.

Les forces françaises prises totalement par surprise essaient néanmoins de réagir. A Port-Lyautey sont basées la 1ère flottille de chasse (escadrilles 1AC et 2AC) et la 3ème flottille de bombardement (escadrilles 2B et 3B). Alertés par les tirs des bâtiments américains, les équipes au sol s’empressent d’armer les Martin 167 A-3 de cette dernière unité. Lorsque, vers 9 heures, les premiers bimoteurs prennent l’air, ils sont attaqués par des Grumman F4F Wildcat de la chasse embarquée américaine.

L’appareil du commandant de flottille, décollé le premier, est rapidement abattu au nord de l’embouchure de l’oued Sébou et son équipage, composé du Mt radio volant Jean, Maurice BÉDU du LV pilote Jean, Pierre, Amédée, Bernard BILLIOQUE, faisant fonction d’observateur, du CC pilote Henri, Albert MATHON, chef de bord et du QM mécanicien volant Pierre, Jean, Marie PRADINE, est porté disparu. Seuls les corps du CC Mathon et du QM Pradine seront retrouvés quelques semaines plus tard.

Le Martin n° 160 (3B.4) piloté par le LV Jacques, Edouard, Henry HARDY, commandant l’escadrille 3B, est abattu près de l’aérodrome. Alors que son appareil est en feu et est devenu incontrôlable, Hardy ordonne l’évacuation à ses trois hommes d’équipage qui auront la vie sauve, mais reste lui-même aux commandes jusqu’à l’écrasement final.

Le Martin n° 149 (2B.2), piloté par le Mt Bézard, est celui du LV Albert, Marie, Hubert LEGRIX de la SALLE, commandant l’escadrille 2B qui a pris place au poste avant. Après que son appareil a été gravement endommagé par les chasseurs, il donne l’ordre de sauter et essaie lui-même d’évacuer par la trappe supérieure mais ses jambes, blessées par les rafales, refusent tout service. Voyant cela, le pilote met son avion en accélération négative pour faciliter la sortie de son chef avant de sauter lui-même. Ayant perdu beaucoup de sang, le LV Legrix de la Salle décède peu après son transfert à l’hôpital de Port-Lyautey. Une autre membre du même équipage, le Mt radio volant Joseph, Louis SORBIER, dont le parachute s’est ouvert normalement, est retrouvé mort au sol, probablement tué pendant la descente par des tirs de chasseurs.

Le Martin n° 156 de la 3B (3B.3), bien qu’endommagé, parvient à échapper aux chasseurs américains mais, en tentant d’atterrir sur le terrain de secours de Sidi Yaya, il décroche en dernier virage et s’écrase au sol, tuant tout son équipage, le QM2 radio volant Samuel, Maurice FAVRE, le LV pilote Raoul, François, Joseph JUMÈRE, chef de bord et le Mt pilote Victor, François, Louis LE BIVIC.

De son côté, la chasse n’est pas restée inactive et plusieurs missions d’attaques sont menées contre les appareils américains et les plages de débarquement. Au cours de l’une d’elles, le LV Albert, Julien, Emile, Antoine FOLLIOT, commandant de la flottille 1F, aux commandes d’un Dewoitine 520 (n° 164 – 1F.1), disparaît en mer, probablement abattu par la DCA de bâtiments.

27 juin 1951 – Arrivant de Saint-Mandrier, l’hydravion quadrimoteur Breguet 730 Sirius de l’escadrille 33.S (n° 2 – 33.S-3), se présente en finale pour amerrir sur l’oued Sébou à Port-Lyautey. L’approche est trop basse et désaxée et le pilote remet les gaz. L’hydravion se cabre alors, puis part en abattée sur la gauche, une aile touche le sol et l’appareil s’écrase. Quatre membres de son équipage, le SM2 mécanicien volant Joseph, Louis CARIOU, le QM2 radio volant Raymond, Hubert JEANDOT, le SM2 radio volant Roger POUGET et le PM mécanicien volant Maurice SOUNY, sont tués sur le coup. Deux autres, l’EV1 de réserve pilote Jean, André JAUSSOIN, chef de bord, et l’EV2 de réserve navigateur Pierre, Michel THIÉBAUT, grièvement blessés, décèdent après leur transport à l’hôpital. Une septième victime enfin est à déplorer, le technicien civil de la SNECMA Roger SCHACK, également tué sur le coup. Les vingt autres membres d’équipage et passagers, sont tous plus ou moins gravement blessés mais survivront.

20 janvier 1945 – Décollant de l’aérodrome de Nice pour une mission de surveillance anti sous-marine, un amphibie Supermarine Walrus I (s/n X9532 – R14) de l’escadrille 4S est victime d’une perte de puissance et est contraint à un amerrissage forcé. Le train d’atterrissage n’a pas eu le temps d’être relevé et l’appareil capote. Les deux opérateurs radio parviennent à se dégager mais le PM pilote Marie, Auguste, Joseph REICHARD et le LV observateur Ernest, Fabien SOURDON, chef de bord, demeurent prisonniers de l’habitacle et meurent noyés.

23 septembre 1952 – Quelques instants après son décollage de la BAN de Tan Son Nhut, pour une mission de reconnaissance et de bombardement, le moteur extérieur droit d’un P4Y Privateer de la flottille 8.F (BuAer 59839 – 8.F-7) prend feu. Presque immédiatement, l’appareil devient incontrôlable et s’écrase au sol près de la bourgade de An Nhon Xa, dans la province de Gia Dinh. Dix membres de l’équipage, le CC pilote Paul, Marie, Alphonse, Augustin AUDIBERT, commandant la flottille, le SM1 mitrailleur bombardier René, Eugène, Joseph BLIN, le SM2 mécanicien de bord Pierre, Jacques, André COCHE, le SM radio volant Robert DEBERGHES, le SM armurier volant Robert DÉPREUX, le Mt mécanicien volant André, Marie DUPONT, le SM2 radio volant Michel, Pierre FAGET l’EV1 de réserve pilote Pierre, Marie, Léopold LASSALLE, le Mt radio volant André, Paul ROUSSE et trois passagers qui avaient embarqués pour la mission, l’IMP volant François, Jean ENAULT, l’IM1 observateur Henri, Lucien, Marie SOURET de la BAN de Tan Son Nhut et le CC pilote Marc, Lucien, Camille VENOT, commandant le GAN Indochine, sont tués sur le coup. Le onzième membre de l’équipage, le SM pilote Daniel Thédenat, est retrouvé très gravement blessé dans les débris de l’appareil. Il survivra à ses blessures et continuera sa carrière dans l’Aéronautique navale.

28 mai 1947 – Au cours d’un vol de liaison, entre Issy-les-Moulineaux et Les Mureaux, un Morane Saulnier 500 de la SES des Mureaux (n° 583 – PA.14) est victime d’une panne de moteur. En tentant un atterrissage de fortune, l’appareil se met en perte de vitesse et s’écrase au sol dans la commune de Rueil-Malmaison (Seine-et-Oise). Ses trois occupants, le PM pilote Marcel, Pierre, Henri CHABAUD, le LV pilote Christian, Marie, Amblard, Louis, Félix de GUERRY de BEAUREGARD et l’IM1 volant René, Lucien SOUTOUL, sont tués sur le coup.

19 août 1944 – Un Douglas SBD-5 Dauntless (BuAer 54598, code tactique 172) de la flottille 4FB avait décollé du terrain d’Inezgane (Maroc), en compagnie d’un autre appareil, pour un vol d’entraînement à la navigation sur le trajet Agadir – Marrakech – Port Lyautey. Sitôt après le décollage, le SBD entre dans la brume et le contact est perdu. Aucun indice ne sera recueilli au cours des recherches entreprises, laissant à penser que l’appareil est tombé en mer. Son équipage, composé du QM1 mécanicien volant Maurice, Auguste, Edgar CHÉREAU et de l’EV1 pilote Louis, Jean SPETZ, est porté disparu, présumé mort en mer.

8 mai 1954 – Le lendemain de la chute du camp retranché de Diên Biên Phu, au cours d’une mission de bombardement près de Tuan Giao (Tonkin), un P4Y Privateer de la Flottille 28.F (BuAer 59785 – 28.F-6), est touché par la DCA viêt minh. Trois hommes parviennent à évacuer l’avion avant qu’il ne s’écrase au sol ; deux d’entre eux, les SM2 Carpentier et Kéromnès atterrissent indemnes et sont fait prisonniers. Le troisième, le SM2 radio volant Jean, Jacques, Antoine HOOG, gravement blessé, ne survit pas à ses blessures. Tous les autres membres de l’équipage, le Mt mécanicien volant Francis, Pierre BOUYSSOU, le SM2 radio volant René, Jean, Gabriel LACROSSE, le SM2 navigateur aérien Yves, Joseph, Louis LE COZ, l’EV1 pilote François, Pierre, Roger MONGUILLON, commandant d’aéronef, le SM2 pilote André, Edouard ROISSAT et le SM2 mécanicien volant Louis, René STÉPHAN, périssent dans la chute de leur appareil.

31 août 1967 – Parti de la base de la RAF de Kinloss en Ecosse, un Atlantic (n° 39) de la flottille 22F participait à un exercice en mer au large du Groenland. A la suite d’ennuis techniques, le chef de bord décide de regagner son terrain de départ. Gêné par la brume, il percute un sommet sur l’île du Prins Karl, dans l’archipel du Spitzberg (Norvège). Les débris de l’appareil sont retrouvés le 2 septembre par un hélicoptère soviétique et, parmi eux, les corps des onze membres de l’équipage qui était composé de l’OE2 navigateur aérien Maurice, Urbain CORDIER, coordonnateur tactique, du PM mécanicien volant André, Jean CROUX, du Mt navigateur aérien André DAMY, du Mt électronicien de bord Claude, Alain, Joseph GUICHARD, du PM pilote Jean, Pierre, Hughes, Edouard HAESSLEIN, du Mt navigateur aérien Albert, Henri LAPORTE, des Mt électroniciens de bord Jean-Paul LE VIAVANT et Jacques, Léon, François MORIN, de l’OE1 pilote Claude, Auguste RAGUIN, chef de bord, du Mt électronicien de bord François, Louis REUNGOAT et du SM mécanicien volant Michel, Valentin, Pierre, Marie STÉPHANO.

4 mai 1944 – Au retour d’un vol d’entraînement dans de très mauvaises conditions météorologiques, un Percival Proctor III (s/n Z7217) de la Radio School Nr 4 de la RAF basée à Madley, est vu par des témoins littéralement éclater en vol et s’écraser ensuite sur le sommet d’une colline, dans la localité de Coleford dans le comté de Gloucester. Ses deux occupants, le SM2 radio volant André, Julien STERCKMAN et le F/O pilote George D. Beatty de la RCAF, sont tués sur le coup.

13 mars 1967 – Un P2V-7 Neptune (BuAer 147565) de la flottille 24F avait décollé de la BAN de Lann Bihoué pour une mission de nuit de soutien ASM. Un dernier contact radar et radio avec l’escorteur d’escadre Surcouf vers 21 h 45, le situe en mer d’Iroise, à 40 milles environ dans le 235° du phare d’Ar-Men (Finistère). L’appareil ne donne ensuite plus signe de vie. Les recherches intensives aériennes et maritimes menées les jours suivants permettent de retrouver un seul corps, celui de l’officier coordonnateur tactique. Les autres occupants de l’appareil sont portés disparus, présumés morts en mer. L’équipage était composé du PM électronicien de bord Léopold, Alfred CLAULIN, du PM mécanicien de bord François, Marie CONAN et Raymond, Léon, René COUTURIER, du SM2 mécanicien volant Louis, Yvon DELANNOY, du Mt électronicien de bord Bernard, François, Jean-Marie GUÉNÉGAN, de l’EV2 navigateur Jacques, Bruno, Yves GUILLEMETTE, du Mt électronicien de bord Joseph, Raymond, Alban HELLIOT, du LV de réserve navigateur Jean-François, Marie LUCAS, coordonnateur tactique, du Mt navigateur Michel, Jean MAURIN du Mt électronicien de bord Jean-Claude, Emile, Yves, Louis PLÉDEL, du Mt pilote Guy, Jean, Roger STIVALET, du LV pilote Thadée, Yves, Marie, François, Léopold TYL, commandant d’aéronef et du Mt électronicien de bord et Joseph, André, Jacques VANPEENE.

26 octobre 1981 – Au large de Saint-Tropez, après catapultage du porte-avions Clemenceau et au cours de la manœuvre de rassemblement de la patrouille, un F8E (FN) Crusader (n° 25) de la flottille 12F décroche percute la mer. Malgré les recherches, rien n’est retrouvé de l’appareil ni de son pilote, l’EV2 de réserve Bernard, Jean-Jacques STOLL qui est porté disparu, présumé mort en mer.

19 septembre 1943 – Après des semaines d’intense entraînement sur Short Sunderland en Grande Bretagne, les équipages devant constituer la 1ère flottille d’exploration (future 7F), commencent à rejoindre individuellement Dakar-Belair, qui sera leur base opérationnelle. Au large de Port-Etienne (Mauritanie), un Sunderland III (s/n DV986 – 3E.5) signale par radio qu’il a des difficultés pouvant nécessiter un amerrissage d’urgence. Une explosion est ensuite entendue par les bâtiments d’un convoi proche. En dépit des recherches menées par ces navires, rien ne sera retrouvé de l’appareil, ni de son équipage. Les onze hommes disparus étaient le QM1 radio volant Jean, Gaston BLESTEL, le SM mitrailleur bombardier André, Georges, Jean, René BONNET, le Mt pilote Jean, Dominique, Pierre BOUSQUET, le SM1 mécanicien volant Alain, Marie CAROFF, l’EV1 pilote Marcel, Eugène DUPRESSY, chef de bord, le QM mécanicien volant Yves LE COZIC, l’EV1 Jean-Jacques MARTIN, observateur, le QM1 radio volant Jean-Baptiste, René MONS, le Mt pilote Octave, Jean SELOIVE, le Mt mécanicien volant Georges, Maurice STUDER et le QM mitrailleur bombardier Bernard, Ferdinand TAILLANDIER.

13 septembre 1960 – Une patrouille de deux Fouga Zéphyr de l’escadrille 57.S de Khouribga se présente au-dessus de la piste pour le «break » avant atterrissage. L’un des deux appareils (n° 8 – 57.S-28) est alors heurté par un MS 733 (n° 185) de la 51.S, qui suit la même trajectoire. Le Fouga perd une aile et s’écrase au sol tuant ses deux occupants, le QM2 pilote stagiaire Jean-Claude, Andoche BIAUX et le Mt pilote moniteur Robert, Richard HEINEMANN. Dans le Morane, dont le moteur a été arraché, le moniteur détache son élève et lui ordonne de sauter puis il évacue de son côté. Son parachute s’ouvre au ras du sol. L’élève, le Mot3 Maurice, Marie, Raymond SUPPER, qui n’a pas sauté, est tué dans la chute de l’appareil.

27 avril 1934 – Un Farman 168 Goliath de l’escadrille 4B2 basé à Karouba touche un haut fond et capote à l’amerrissage sur la lagune d’Oubeïra, près du petit port de La Calle (Algérie). Deux des membres de l’équipage, le QM électricien pilote René, Henri CHATELAIN et le QM mécanicien volant René SUPPER, sont tués dans l’accident.

21 mai 1957 – En mission de reconnaissance armée à basse altitude dans la région de Batna (Algérie), le P4Y Privateer de la flottille 28.F (BuAer 59870 – 28.F-4) basée à Karouba, suit une vallée entre le djebel Hanar et le djebel El-Affrou. Des courants rabattants violents l’empêchent de prendre une altitude suffisante pour s’en dégager et il s’écrase en pleine zone rebelle. Six des douze membres de l’équipage, le SM1 mécanicien de bord Jean CARIOU, le Mot1 mécanicien d’aéronautique René, Valentin, Yves, Raymond DELÉPINE, le SM2 navigateur aérien François, Marie GOURMELON, le SM1 radio volant Jacques, Roger GRANET, le SM2 mécanicien volant Michel, Ghislain MATON et le SM2 radio volant Gérard, Raymond ROUX, sont tués sur le coup. L’EV2 de réserve navigateur Jacques, Charles, Henri KERVELLA, grièvement blessé, est achevé par des rebelles arrivés les premiers à l’épave. Deux survivants, l’EV1 pilote Claude, Alexis SURET, chef de bord et le SM2 radariste volant René, François, Marie JOSSE sont emmenés par les rebelles et probablement assassinés sommairement plus tard. Trois autres survivants, qui avaient pu se cacher dans une grotte proche des lieux de la chute de leur appareil, seront récupérés le lendemain par les troupes amies.

29 octobre 1951 – Une patrouille de trois F6F-5 Hellcat de l’escadrille 54.S effectue dans la région de la presqu’île de Giens un exercice de combat aérien. Au regroupement à la fin de l’exercice, le Hellcat (BuAer 79805 – 54.S-49) piloté par le LV Jean-Roger, Louis LAFON, entre en collision avec celui (BuAer 79133 – 54.S-45) du chef de la formation, l’OE3 pilote Jean SURZUR. Désemparés, les deux appareils s’écrasent au lieu-dit La Mort de Gautier, dans la commune de Solliès-Toucas (Var). Les deux pilotes sont tués sur le coup.

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