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Mémorial K

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4 février 1989 – Catapultés du porte-avions Clemenceau au large de Bonifacio, deux F8E (FN) Crusader de la flottille 12F effectuent une manœuvre d’approche pour identifier un appareil américain. N’apercevant plus son équipier, le chef de patrouille fait demi-tour et repère une tache à la surface de la mer. Les hélicoptères de secours envoyés par le porte-avions ne trouvent que des débris. Pour une raison inconnue, l’appareil (F8E n° 2) a percuté la surface de l’eau et son pilote, le LV Patrick, Jean-Baptiste KAMARA, a disparu avec lui.

21 juillet 1957 – En dernier virage, alors qu’il s’apprête à atterrir sur le terrain de Télergma, un F4U-7 Corsair de la flottille 14.F (BuAer 133675 – 14.F-6), décroche et s’écrase à l’entrée de piste. Son pilote, le SM2 Roland, Marcel KARMANN, est tué sur le coup.

23 juillet 1940 – Alors qu’il décolle du lac de Bizerte pour rejoindre Aspretto en Corse, un Latécoère 298 (n° 42) de l’escadrille 3S6 se met en perte de vitesse et s’abat dans l’eau. Deux de ses membres d’équipage, le QM mécanicien d’aéronautique Yves, Marie LAVANANT et le QM de réserve radio volant René, Léonard PUGLIESE sont tués sur le coup. Le troisième, le SM2 pilote Louis, Albert KAUFFMANN, est transporté grièvement blessé à l’hôpital de Sidi Abdallah où il décède quelques heures plus tard.

Portrait du SM2 pilote Serge, Alfred, Charles, Jules, Julien
KEISER

12 juin 1950 – Au cours d’un vol d’entraînement à la voltige, un Seafire XV de l’escadrille 54.S (s/n PR349 – 54.S-27), perd une aile, prend feu en vol et s’écrase au lieu-dit La Louise, dans la commune de La Garde (Var). Son pilote, le SM2 Serge, Alfred, Charles, Jules, Julien KEISER, est tué sur le coup.

Portrait de l’IGM1 pilote Maurice, Émile, René KELLER

30 octobre 1947 – L’IGM1 pilote, Maurice, Émile, René KELLER,
affecté au CEV, trouve la mort au cours d’un saut en parachute
d’entraînement sur le terrain de Brétigny-sur-Orge (91).

Cf. LE BORGNE de KERAMBOSQUER

11 septembre 1939 – Parti de la BAN de Lanvéoc-Poulmic pour une mission de surveillance ASM au large de l’île d’Ouessant, un Gourdou-Leseurre 812 (n° 41 – 2S1.7) de l’escadrille 2S1 ne rentre pas à sa base. Les recherches aériennes et maritimes lancées ne donnent aucun résultat. L’appareil et son équipage composé du SM2 pilote René, Jean, Yves, Marie KERAMBRUN, du QM radio volant André, Théophile LAVALLÉE et du Mot1 mécanicien volant Charles LE FRIEC, sont portés disparus.

23 octobre 1957 – Un Sunderland V de la flottille 27.F (s/n SZ576 – 27.F-5) de Dakar, en déplacement à Port-Etienne en Mauritanie, décolle pour un exercice de navigation nocturne. La mission terminée, l’appareil se présente à l’amerrissage qui est particulièrement violent. Après deux rebonds, le nez s’engage dans l’eau et l’hydravion capote. La coque se brise en trois morceaux dont deux coulent rapidement. Seule la voilure retournée flotte encore. Sept membres de l’équipage, plus ou moins gravement blessés, sont repêchés par les secours. L’un d’entre eux, le SM2 mécanicien volant Lucien, Pierre LALOUX décède le 24 à l’hôpital de Port-Etienne. Le corps du SM1 armurier de bord Alexis, Albert, Alain LE BARS est retrouvé le lendemain de l’accident, mais ceux des trois autres hommes, le PM radariste volant René, Pierre GASPARD, le LV pilote Pierre, Emile, Gabriel KERBLAT, chef de bord, et le SM2 navigateur Gérard, Francis, Marcel MARC, ne seront pas retrouvés.

Portrait du QM mécanicien pilote Jean, François, Marie
KERDAVID

16 août 1918 – En amerrissant au retour d’une patrouille au large, un hydravion Georges Lévy 300ch (n° 45) du CAM de Boulogne-sur-Mer, heurte une épave flottante et capote. L’observateur, projeté hors de la cabine au premier choc, est recueilli légèrement blessé par la vedette de sauvetage mais le QM mécanicien pilote Jean, François, Marie KERDAVID, prisonnier de la coque retournée, a cessé de vivre lorsque qu’il est dégagé.

11 mai 1938 – Au cours d’une séance d’entraînement pour de jeunes pilotes récemment brevetés, un CAMS 55 (n° 30 – BE.42) du cours d’application à la mer se met en perte de vitesse dans un virage trop serré et s’écrase dans l’étang de Berre. L’accident fait trois tués, le QM pilote Auguste, Marie KERDILÈS, les Mt pilotes Marcel LE BIVIC et Marcel MONFORT et deux blessés graves.

18 mars 1925 – Un hydravion Georges Lévy 300ch de l’escadrille 6R1 s’abat dans le lac de Bizerte devant la bourgade d’El Azib (Tunisie). Ses deux occupants, le QM canonnier pilote André, François, Henri, Paul DORP et le Mot radio volant Joseph, Raoul, Marie KERESPER, sont tués sur le coup.

13 juillet 1918 – Au moment où il déjauge, un hydravion Tellier 200ch (n°73) du CAM de Brest-Camaret perd une bombe qui explose immédiatement. L’appareil est détruit et ses deux occupants, l’EV1 auxiliaire Jean-Baptiste, Guy, Henri FAYOUT, observateur et le QM fusilier pilote Eugène, Marie KERFANTO, sont tués sur le coup.

25 septembre 1934 – Le QM mécanicien pilote Guillaume KERGADALLAN est mortellement blessé dans la chute, sur le territoire de la commune de Lacanau (Gironde), d’un FBA 17HE2 de l’école de pilotage d’Hourtin.

18 octobre 1915 – Un Voisin LAS III (n° 801 – VM.23) de l’escadrille de bombardement terrestre du CAM de Dunkerque, est victime d’une panne de moteur au décollage et s’écrase sur le terrain de Saint-Pol-sur-Mer (Nord). Les deux membres de l’équipage, le Mot2 mécanicien observateur Maurice, Ferdinand, Edouard DOUALLE et le QM de manœuvre pilote Louis, Marie KERGOSIEN sont tués sur le coup.

19 novembre 1948 – Alors qu’il vient de décoller du lac d’Hourtin, un Latécoère 298 de l’escadrille 53.S (n° 74 – 53.S-4), est victime d’un blocage de la commande de profondeur. Le pilote ne peut rien faire, l’appareil pique à 45°, percute un banc de sable qui lui arrache moteur, hélice et flotteurs, puis capote dans l’eau proche. Deux des occupants, les PM pilotes Hervé, Marie KERHOAS et Roger SAOUZANET, prisonniers de l’habitacle, périssent noyés dans un mètre d’eau. Le radio volant, qui était au poste arrière, parvient à se dégager indemne.

6 juillet 1961 – Au cours d’un exercice d’interception de nuit au-dessus de l’île de Porquerolles (Var), l’OE2 pilote Jean, Yves KERHOAS, aux commandes d’un Aquilon 204 (n° 93) de l’escadrille 59.S, s’écrase en mer. Les débris retrouvés ont permis de déduire que l’accident était dû au mauvais montage d’un bidon qui, en se séparant de la voilure, aurait rendu les ailerons inopérants.

10 mai 1959 – Aux commandes d’un F4U-7 Corsair de la flottille 15.F (BuAer 133691 – 15.F-5), le SM2 pilote Pierre, Corentin KERLANN, se pose sur le terrain d’Hyères. Le dernier virage est trop serré pour un avion chargé et malgré une remise des gaz au dernier moment, l’appareil décroche à basse altitude et s’écrase au sol, tuant son pilote sur le coup.

Portrait du SM2 mitrailleur bombardier Henri,
Joseph KERLEAU

10 décembre 1947 – Un Dornier 24 de la flottille 9.F (n° 26 – 9.F-12) s’apprête à décoller du plan d’eau de la BAN de Karouba. Deux hommes sont sur la coque pour le largage de la bouée. En voulant récupérer sa gaffe tombée à l’eau, le SM2 mitrailleur bombardier Henri, Joseph KERLEAU, est mortellement blessé par l’hélice du moteur central.

7 mars 1958 – Au cours d’un exercice d’interception de nuit au large de Bizerte, deux Aquilon de la flottille 11.F entrent en collision. L’Aquilon 203 n° 72 du SM2 pilote Joseph KERLEROUX, seul à bord, s’abîme en mer avec son pilote. Dans l’Aquilon 202 n° 38, le LV pilote André, Georges NICOLAS et son passager, un officier contrôleur de l’Armée de l’Air, réussissent à s’éjecter, leur parachute s’ouvrant normalement. Le lendemain pourtant, seul le passager est retrouvé dans son canot de sauvetage.

21 mai 1957 – En mission de reconnaissance armée à basse altitude dans la région de Batna (Algérie), le P4Y Privateer de la flottille 28.F (BuAer 59870 – 28.F-4) basée à Karouba, suit une vallée entre le djebel Hanar et le djebel El-Affrou. Des courants rabattants violents l’empêchent de prendre une altitude suffisante pour s’en dégager et il s’écrase en pleine zone rebelle. Six des douze membres de l’équipage, le SM1 mécanicien de bord Jean CARIOU, le Mot1 mécanicien d’aéronautique René, Valentin, Yves, Raymond DELÉPINE, le SM2 navigateur aérien François, Marie GOURMELON, le SM1 radio volant Jacques, Roger GRANET, le SM2 mécanicien volant Michel, Ghislain MATON et le SM2 radio volant Gérard, Raymond ROUX, sont tués sur le coup. L’EV2 de réserve navigateur Jacques, Charles, Henri KERVELLA, grièvement blessé, est achevé par des rebelles arrivés les premiers à l’épave. Deux survivants, l’EV1 pilote Claude, Alexis SURET, chef de bord et le SM2 radariste volant René, François, Marie JOSSE sont emmenés par les rebelles et probablement assassinés sommairement plus tard. Trois autres survivants, qui avaient pu se cacher dans une grotte proche des lieux de la chute de leur appareil, seront récupérés le lendemain par les troupes amies.

21 février 1928 – Un Farman 168 Goliath (codé S.75) de l’escadrille de la CEPA, s’étant posé trop long sur le terrain de Fréjus – Saint-Raphaël, se met en pylône en traversant la route nationale qui longe l’aérodrome. Le SM arrimeur volant Yves, Marie KERVELLA, qui se trouvait au poste avant, dans le nez de l’appareil, est tué sur le coup.

22 août 1941 – Un Martin 167-A3 (n° 141 – 5BR.2) de l’escadrille 5BR avait décollé de Dakar pour une mission de reconnaissance au-dessus de Freetown (Sierra Leone, alors colonie britannique). Intercepté par la chasse, le bimoteur est abattu en flammes et ses quatre occupants sont tués. L’équipage était composé du SM2 mécanicien volant Jean-Marie CARPIER, de l’IM1 volant Louis, Joseph KOCH, observateur, du LV pilote Charles, Louis, Paul MORANGE, commandant l’escadrille et du QM2 radio volant René, Arthur RABATHALY.

21 décembre 1923 – C’est cette nuit là que se produit la plus grave catastrophe de l’aéronautique militaire de notre pays. Le 18 décembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait été remis à la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes à son bord. Il atteint In-Salah dans les délais prévus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pêcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappé par la foudre qui a enflammé ses ballonnets d’hydrogène, le Dixmude et tout son équipage s’abîment en mer à quelques miles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancées par la Marine italienne et par des bâtiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni même de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pêcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de Grenédan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvé ultérieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes :

– 40 membres de l’équipage : Les Mot2 mécaniciens d’aéronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mécanicien d’aéronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mécaniciens d’aéronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mécanicien d’aéronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant André CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mécanicien volant Noël, Marie COROUGE, le QM mécanicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mécanicien d’aéronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mécaniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mécanicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manœuvre pilote de direction René, Félix, Marie HAMON, le Mot2 mécanicien d’aéronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mécanicien volant François, Clément JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mécanicien volant Jean, François, Aimé, Eugène LIZÉE, le QM mécanicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mécanicien volant René, Henri MOMBERT, le QM mécanicien volant Kléber, Eugène, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mécanicien volant Charles, Joseph, René, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et Géraud, François, Marie ROCHER, le Mot mécanicien volant Jean, Eugène, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, Aimé, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mécanicien volant Jean, Léopold VINCENOT.

 

– 10 passagers : le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, Léon, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 Léopold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, Aurélien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON.

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