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34 – La base-école de Khouribga (1943-1961) 

38,00 

  • Format : A4
  • Couverture : cartonnée
  • Livre relié
  • Nombre de pages : 363
  • Langue : Français
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ISBN : 978-2-913344-24-2 Catégories : ,

Le livre 

1945. L’industrie aéronautique française sort exsangue de cinq années de guerre. Malgré l’apport de matériel d’origine étrangère, les avions manquent cruellement pour réarmer nos forces aériennes dont l’Aéronautique navale. Mais le manque de pilote est aussi important, et il est urgent d’en organiser la formation. D’autre part, un grand nombre de pilotes brevetés avant le conflit n’a plus accédé à un cockpit pendant plusieurs années et il est nécessaire de lui remettre rapidement le pied au palonnier’. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne cessent de former quelques contingents d’élèves-pilotes de l’Aéronautique navale. L’armée de l’Air française, de son coté, ne peut plus faire face à la formation de ses propres élèves. L’Aéronautique navale qui se trouve alors contrainte de réentraîner et de former elle-même ses pilotes, a cependant anticipé. Le 15 février 1945, elle crée à Khouribga au Maroc, une escadrille de reprise en main qui devient escadrille 51S d’entrainement au pilotage, le 1er janvier 1946. Affectée au perfectionnement sur monomoteur mais aussi à l’initiation au pilotage et au perfectionnement sur multimoteur, cette escadrille reçoit surtout des officiers de l’Ecole navale formés au pilotage de base dans l’armée de l’Air. Cette situation perdure jusqu’au 1er octobre 1948 où la 51S devient Ecole de pilotage de début de la base-école de Khouribga, chargée de la formation ab-initio des élèves-pilotes recrutés par concours ou en changement de spécialité. La formation de base se poursuit alors par le perfectionnement et la spécialisation sur avion d’arme, entraînant la création de l’escadrille 52S, école de perfectionnement au pilotage en novembre 1948 et la création de l’escadrille 575, école de spécialisation chasse et assaut et transformation sur réacteur, le 17 juillet 1953 Située à 130 km au Sud-Est de Casablanca, la base-école de Khouribga est implantée sur le plateau de Tadla, contrefort du Moyen Asas, à 800 m d’altitude En dehors des installations liées à l’exploitation des mines de phosphate, le lieu est particulièrement déshérité. Au début, les conditions de vie vont y être spartiates tant par les logements précaires que par le climat! En revanche, située à l’écart de toute circulation aérienne, la base bénéficie de conditions de vol très favorables. Les infrastructures évoluent au fil des années et le 31 mai 1961, lorsqu’elle est dissoute officiellement, c’est une base dotée de tous les équipements modemes qui est cédée aux autorités marocaines dont le pays a accédé à l’indépendance le 3 mars 1956. Ce livre retrace, autant que les archives et les témoignages ont pu le permettre, les heurs et malheurs des stagiaires qui se sont succédés du KG-1 d’octobre 1948 au KG-60D de décembre 1960, sans oublier les moniteurs. Les stagiaires de la période 1945-1948 y sont également mentionnés. Quant au matériel disparate utilisé pendant toute la période d’activité de la base, il fait l’objet d’une description attentive assortie de douze planches de profil en couleurs.

L’auteur

Guy Thevenin est né le 29 juillet 1936. Recruté sur concours, il s’engage dans la Marine pour cinq ans, le 14 octobre 1953, à l’âge de 17 ans. Admis normes USA», il part effectuer le cours de pilote de l’US Navy à Pensacola, en Floride le 3 mars 1954. Qualifié à l’appontage le 7 mars 1954, à bord de l’USS Monterey, il est désigné pour le cours de spécialisation de lutte ASM à Kingsville, au Texas où il parvient en mai 1955. Il vole d’abord sur monomoteur T-28B puis sur bimoteur embarqué S2F-1 Sentinel (qui deviendra S-2F Tracker) Il est breveté pilote n° 4520, le 19 octobre 1955 et est alors l’un des plus jeunes pilotes de l’Aviation embarquée mais aussi le premier pilote français à voler sur Tracker, bien avant les pilotes de la Sécurité Civile. Affecté en janvier 1956 à la flottille 6F basée à Lartigue, en Algérie, il est qualifié à l’appontage de jour à bord de TBM Avenger, le 16 janvier 1957, sur le porte-avions Arromanches. Il quitte la Marine en fin de lien le 14 octobre 1958 et poursuit une carrière aéronautique à la direction des Essais en vol des Avions Marcel Dassault, service Exploitation des vols, où il participe à la mise au point des appareils tels que l’Etendard IV et le Super-Etendard. Retraité en Corse depuis juillet 1991, il est l’auteur des livres ARDHAN: n° 6 Aéronautique navale – Formation des pilotes aux Etats-Unis (1950-1957), en collaboration avec J.-P. Quentric, no 19 L’Aéronautique navale en Corse (1914-1993) et n° 29 L’hydravion Nord 1402 Noroit (1949-1954).

 

Poids 1.298 kg